Sainte Bernadette, un destin hors du commun
Marie-Bernarde (sic) Soubirou(x)s, alias Bernadette Soubirous, alias sainte Bernadette est née à Lourdes, ce qui est en soit un signe car naître dans une ville aussi rigolote ne pouvait que la prédisposer à être une boute-en-train*.
Dès son plus jeune âge, elle est sujet à des hallucinations.
D’aucuns, les mécréants, prétendront que ces apparitions sont dues à l'abus de vin de messe (un madiran AOC pas dégueu), à la tendance qu'elle avait à écluser en douce les fonds de verre (voir plus bas) ainsi qu'à la faim qui la faisait délirer, ses parents, ruinés par la mondialisation, étant fort pauvres et n’ayant pas toujours de quoi la nourrir.
Sa famille vivait d’ailleurs dans une cellule de l'ancienne prison de la ville, où ils logeaient à six dans 16,58 m2.Les prétendus "mal-logés" du XXe siècle sont donc un peu culottés de se plaindre...
Mais, bon, passons.
Comme elle était plutôt accorte physiquement, elle commence sa vie professionnelle dans le cabaret de sa tante où elle tenait le comptoir, et les clients en haleine, malgré (ou grâce à) son peu d’éducation**.
Son asthme la faisait d’ailleurs surnommer "La Soupireuse".
Elle eut également un certain succès par la suite à Montmartre, immortalisée sous le nom de "La Goulue" (surnommée ainsi car, dès son adolescence, elle avait pris l'habitude de "sécher les fonds de verre dans les cabarets des fortifs"), et "portraitisée" par Henri de Toulouse-Lautrec, mais ceci est une autre histoire.
Aujourd’hui on appellerait ça une "entraîneuse", mais à l’époque, surtout à Lourdes, ce terme n’était pas encore connu.
Devenue sainte, après maintes péripéties qui sont du domaine de l’Histoire, elle fut réincarnée plusieurs fois, le dernier de ses avatars étant actuellement présent sur ublog sous la forme d’une acharnée du "bien parler françois", sacerdoce qui lui vaut, il faut bien le dire, de subir maintes railleries de la part des grossiers personnages qui hantent ces lieux, mais qui par les temps qui courent est de la plus haute importance.D’ailleurs, avant de décéder, l’abbé Pierre lui avait apporté son soutien.
En effet, sans elle, les SDF ne connaîtraient pas les joies du français châtié et les immigrés illégaux, avant d’être expulsés par Kärcher Ier (futur canonisé également, n’en doutons pas), n’auraient pas le plaisir d'ouïr les raffinements de notre belle langue (comme "Vive la France judéo-chrétienne !", summum de l’expression d’une certaine civilisation qui sait causer français quand il le faut).
Donc, protégeons notre Bernadette, espèce en voie de disparition, comme un trésor national, afin qu'un jour, le soir, au coin d'un feu à énergie non fossile, nous ayons des histoires rigolotes (et néanmoins édifiantes) à raconter à nos petits-enfants lorsqu'ils nous demanderont, avides de s'instruire, "dis papy, raconte-nous encore l'histoire de Bernadette et des poils du cul".
PS : cette note (vengeresse) fait allusion à une grenouille de bénitier qui intervenait régulièrement sur mes notes lorsque je sévissais sur ublog et dont l’intervention se limitait, en général en « lamentable », « vous ne respectez donc personne » ou « quelle grossièreté », sans jamais essayer de juger autre chose que la forme de mon discours et bien incapable d’argumenter sur le fond.
**["Si la Sainte Vierge m’a choisie, c’est parce que j’étais la plus ignorante !" dira-t-elle un jour, dans un moment de lucidité.]