Fillon : même pas peur !
François Fillon, le collaborateur de Sarko n’a pas d’états d’âme.
Il le dit clairement : "Quand on fait son devoir, on n'a pas peur."
Encore faut-il avoir une certaine idée de son "devoir" :
avec ce genre d’argument on peut excuser aussi, au hasard, les bombes atomiques
sur Hiroshima et Nagasaki, les camps de concentrations, les rafles sous l’occupation,
les attentats-suicides, les meurtres au nom d’Allah et pas mal d’autres horreurs
accomplies au nom d’une conception du "devoir" qui est pour le moins
discutable.
Non pas que je soupçonne le collaborateur de notre bien-aimé empereur (que son nom soit loué pour les siècles des siècles) de manigancer semblables méfaits (il est trop bien coiffé pour ça), mais on peut se poser des questions sur sa capacité à réfléchir avant de "faire son devoir".
Il aurait pu en appeler à sa conviction, son désir de servir la pays, non il fait son "devoir".
Avec des godillots de ce genre aux pieds, Kärcher Ier peut être tranquille : Fillon, il faudra lui passer sur le corps avant qu’il se mette à réfléchir.
D'ailleurs, on lui demande pas de réfléchir ou d’avoir une opinion, on lui demande de "faire son devoir".
Ça donne froid dans le dos, vous trouvez pas ?
Après tout, on peut ne pas avoir peur mais avoir tort.
On peut ne pas avoir peur et être obligé de manger son chapeau si la réalité (têtue, la réalité, toujours têtue) nous donne tort.
Les grèves, qui s’annoncent dans les transports et le secteur de l’énergie contre la réforme des régimes spéciaux sont là pour le lui prouver.
Sarkozy ne vaut pas mieux (mais ça on le sait déjà) dans le genre,
puisqu’il a déclaré qu'il irait "jusqu'au
bout" de sa réforme.
Chiche !
L’hiver sera chaud et c’est tant mieux.
D’autres, qui faisaient également leur "devoir", se sont déjà cassé les dents devant ce qu’il est convenu chez ces gens-là d’appeler "la rue" : Villepin, Juppé ("le meilleur d’entre nous" -Chirac dixit) et j’en passe et des pires.
Comments
"Obligation morale ne produisant que des victimes et aucun bénéficiaire, d'où l'épitaphe courante: «Ci gît X, victime du devoir; le travail fut sa vie, priez pour son repos éternel».
www.gonthier.ch/humour/d.html
Je pense que celui qui en est l'auteur ne devait pas être du genre à marcher au pas.