Bush a un nouveau caniche
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Aux Etat-Unis, Sarkozy s’est fait adopter par le Congrès américain en effectuant le plus grand numéro de lèche-cul auquel il a certainement été donné à un Américain d'assister depuis Tony Blair.
Et vas-y que je te balance tous les trucs
bateau que les Américains, ces "grands enfants" qui massacrent les
enfants des autres sont prêts à entendre : sa "génération qui a partagé
tous les rêves de l’Amérique", "l'imaginaire de [s]a génération",
dans lequel, en vrac il a cité "la conquête de
l'Ouest, Hollywood", Elvis Presley, Duke Ellington, Hemingway,
John Wayne, Charlton Heston, Marilyn Monroe, Rita Hayworth, "Armstrong,
AldrinCollins qui ont réalisé le plus vieux rêve de l'homme en se posant
sur la Lune" (il était temps qu'il en cite deux encore vivants).
Même Martin Luther King y est passé, le pauvre...
Manquait plus que Ronald, le Clown de chez Mac
Donald's...
Et de sortir, devant les représentants d'un pays qui massacre tout ce qui bouge en Irak et qui est gouverné par un type qui a magouillé pour être élu comme même le Tunisien Ben Ali (pourtant régulièrement réélu avec des scores
frôlant les 99,9 %) doit en rêver, le fameux couplet du "rêve américain", qui a permis "de prouver à tous les
hommes que la liberté, la justice, les droits de l'homme, la démocratie
n'étaient pas une utopie mais au contraire la politique la plus réaliste qui
soit et la plus susceptible d'améliorer le sort de chacun".
C'est beau comme du PPDA et tout le monde devait avoir les yeux embués par l'émotion, je vous dis.
Et enfin, l’aveu final, l'estocade : il était là pour "reconquérir le cœur de l'Amérique".
J’en ai honte pour lui, mais j’ai
également honte que ce type soit censé me représenter à l’étranger.
Alors, bien sûr, pour son électorat
français, il nous la joue aussi "ferme" sur certains sujets
qui sont supposés fâcher, comme l'Iran, le Liban ou le Pakistan, mais en
évitant quand même (faut pas pousser) l’Irak : il a souhaité, devant des journalistes, voir un "Irak uni", ce qui ne mange pas de pain.
Tout le monde sait (sauf lui) que
Bush est déconsidéré même dans son pays aujourd’hui et même le plus fervent
républicain a des doutes sur la santé mentale de son président, mais peu
importe, Sarko est là pour faire ce qu’il sait faire de mieux, cabotiner, alors
il cabotine.
Et comme les Américains adorent les cabots, ils l’applaudissent et il a dû faire pipi dans sa culotte quand il a eu droit à sa "standing ovation", comme n’importe quel comique à Las Vegas.
Quelle pitié !