The Shirelles pour Lykke Li :
Grateful Dead (oui, des samples du "Unbroken Chain" de Grateful Dead, comme quoi faut jamais rien jeter !) pour Animal Collective :
Un temps absolument épouvantable sévissait hier matin sur ma chère Bretagne, qui n'est jamais plus belle que dans ses moments où elle semble être elle même, en colère, utilisant le vent et la pluie comme moyens d'expression de son impénitente susceptibilité... les vagues viennent frapper de toutes leurs forces contre les parois rocheuses de la côte, le Fort Bloqué semble alors, une sorte d'Ys perdue au milieu des flots, forteresse inexpugnable abritant le fantôme de Dahut... mais je m'éloigne ici de mon sujet, je me suis mis en route vers le complexe cinéma CGR. Il est 11h15 et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'y a pas foule, ce qui je ne vous le cache pas, n'est pas pour déplaire à votre dévoué serviteur cinéphile :)) Billet en main, je m'engouffre dans la salle, les lumières s'éteignent et je me laisse alors emporter... Parce que voilà, tout est dit sur ce film à partir de ce postulat qui est de se dire "vais je ou non accepter cette idée de m'abandonner", ce délicieux sentiment d'ubiquité qui semble nous saisir lorsque nous sommes au cinéma. "L'homme de chevet", adaptation libre d'un roman de Holder qu'au demeurant je n'ai pas lu, ne semble pas nous laisser de choix, ici c'est à une véritable parabole de la rédemption à laquelle nous assistons. La question centrale de ce film pourrait-être en quelque sorte pouvons nous renaître à la vie après avoir été confronté à l'âbime ? déchirés par les tourments de l'alcool, le personnage interprété par Christophe Lambert va trouver un travail, celui de "garde malade" mais lui préférera les mots "d'homme de chevet". C'est Sophie Marceau qui campe ici l'un de ses rôles les plus forts, cette femme brisée après un accident de voiture, ne pouvant plus que bouger la tête, "agonisante d'être en vie"... La force de ce film c'est indéniablement son duo de comédiens Marceau-Lambert au diapason, lui tout en retenu, elle, tour à tour révoltée et fragile, terriblement fragile. Nous sommes en Colombie et nous assistons ainsi à un véritable film de genre, un mélo-drame servi par la performance de ses acteurs qui permettent d'oublier les points faibles de cette première réalisation : un aspect un peu trop écrit des dialogues, le côté profondément inégal de la qualité de la mise en scène, de l'intrigue elle-même qui semble se perdre dans des histoires dans l'histoire qui paraissent quelque peu superfétatoires, la somme de clichés enfin, inhérente à ce style de cinéma. Au final, nous obtenons un film honnête, magnifiquement interprété, bouleversant dans certaines séquences mais se perdant quelque peu dans une description quelque peu surfaite du contexte social explosif en Colombie. Le film aurait peut-être gagné à être davantage centrée sur cette Histoire avec un grand H où l'amour est la seule force capable de transfigurer ces deux êtres en souffrance, ou comment apprendre à se pardonner en s'acceptant dans le regard de l'autre...
Ma note:*** /5.
Les Bandes annonces Dudesques :
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Pour les grands et les petits enfants... Noël approche ami(e)s de Vox !
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Exclusivité, le 16/12/09 le nouveau James Cameron "AVATAR".