Les soirs où tout est un peu moche
Où même un sourire devient louche
Où je brise tout ce que je touche
Avis de vent devant ma vie
Et les paupières en parapluie
Y a toujours min copain Pierrot
Qui pose une main en haut d'min dos
Et qui me dit dans un sourire
Quand j' sais plus où faut qu'on s'engage
Que je tremble autant que j'orage
Quand je recompte mes défauts
Et les jours où je siffle faux
Quand je me sens suant, sale et seul
Avec la gueule de traviole
Y a toujours min copain Pierrot
Qui pose une main en haut d'mon dos
Et qui me dit dans un, dans un sourire
Quand je détraque, que je tique
Que je suis patraque et pathétique
Quand j'hurle dans un mauvais roman
Que je me mens chaque moment
Quand j' me sens fiston sans papa
Quand ça va pas frère... ça va pas
Y a toujours min copain Pierrot
Qui pose une main en haut d'min dos
Et qui me dit dans un sourire
("Pierrot" de Loïc Lantoine - Album "Tout est calme")
si vous avez remarqué, mais entre le "[c'est top]" qui n'a pas dû bouger depuis un an et le fait qu'on n'arrive plus à ajouter de livres par le lien d'"Amazon", l'ambiance sur Vox me rappelle bigrement les derniers jours de U-blog (pour ceux qui ont connu cette grande époque où on devait taper ses notes en html)...
Pastrè
dè délaï l'aïo,
As gaïré dè buon tèms?
Dio lou baïlèro lèrô,
Lèrô lèrô lèrô lèrô baïlèro lô.
Pastré lou prat faï
flour,
Li cal gorda toun troupel.
Dio lou baïlèro lèrô,
Lèrô lèrô lèrô lèrô baïlèro lô.
Pastré couci foraï,
En obal io lou bel riou!
Dio lou baïlèro lèrô,
Lèrô lèrô lèrô lèrô baïlèro lô.
Why does my heart feel so bad ?
Why does my soul feel so bad ?
These open doors.
On aime ou on n'aime pas, mais la country, de temps en temps, ça fait pas de mal (l'huile de foie de morue non plus)...
L’époque : la guerre froide.
Le lieu : Cuba, La Havane, donde "hace demasiado calor " (mais où, pour peu qu’on sache où se placer "hay mucho corriente") à la fin du règne du dictateur Fulgencio Batista avec sa chaleur donc, ses… bordels, ses "théâtres" érotiques, ses tripots, ses personnages (on pense au Tanger du "Festin Nu" de William Burroughs, qui se déroule d’ailleurs vers la même époque) ,
Les personnages, justement :
- un sujet de sa majesté britannique, marchand d’aspirateurs "à suceur à rotule à double action" (qui a du mal à vendre le nouveau modèle "Atomic", certaines clientes s’inquiétant de leur radioactivité), agent des Services secrets britanniques malgré lui,
- sa très pieuse, très dispendieuse et très ravissante fille de 17 ans (son père est averti de son retour de l’école par "des coups de sifflets, non des sirènes" de ses admirateurs le long du chemin), qui plaît un peu trop au
- chef de la police locale, surnommé le "Vautour rouge" et qui possède un porte-cigarettes en peau humaine,
- un brave docteur (mais est-il bien docteur ?), ancien du régiment des "uhlans" du kaiser qui fait des expériences inutiles, mais, après tout, "Flemming a découvert la pénicilline par un de ces hasards qui favorisent les yeux inspirés",
- des agents doubles qui ne le sont pas vraiment (ou bien le sont-ils peut-être ?) mais qui restent malgré tout humains, trop humains,
- des mendiants aveugles qui sont mendiants mais pas si aveugles que ça,
L’espionnage n’est pas la tasse de thé de notre marchand d’aspirateurs : aussi se contente-t-il de transmettre à ses chefs des informations les plus fantaisistes (il leur fait croire, entre autres, que les plans d'un aspirateur qu’il leur communique sont ceux d'une mystérieuse arme qui ravale la bombe atomique au rang de la sarbacane).
Pourtant, son imagination finit par créer la réalité, pour le malheur de certains…
Vous vous en doutez, ce "roman d’espionnage" est plein d’humour et de tendresse humaine.
Graham Greene qualifiait lui-même son roman de "conte de fées" moderne : c’est vrai et voila qui dit en quelques mots ce que je viens d'essayer laborieusement de vous expliquer en plusieurs lignes.
Mais un conte de fées, toutefois, qui a la dent dure et dont la philosophie, peu "politiquement correcte" à l’époque est fort bien résumée dans l’épilogue.
.
Que la honte soit sur moi jusqu’à a fin des temps !
Je ne connaissais de Georges Simenon que le très célèbre "Commissaire Maigret", et encore, même pas les romans, les séries télévisées (interprétées par Jean Richard et surtout par Bruno Cremer).
Je viens de découvrir "Simenon l’Américain" au travers de ce roman et, oui, je le dis comme je le pense, Georges Simenon était un grand écrivain.
Trop grandiose !
Comme dirait l’autre*
*(je parle plus du morceau que du clip, bien sûr...)
Mais si "l'intégration" est encore "désactivée" et surtout si vous voulez voir la sublime Beth Ditto en action, vous pouvez aller voir là
Et quelle voix !
Il semble, hélas, et pour une raison que j'ignore (une histoire
de gros sous certainement) que la vidéo ne soit pas "disponible" pour que je puisse l'insérer dans le blog (sur YouTube ils est précisé "intégration désactivée sur demande")
Je n'ai donc pu insérer qu'une version "diaporama".
Vous pouvez malgré tout visionner la vidéo en cliquant là ou en allant directement sur YouTube et en tapant "Sentimental
Journey Ringo" dans la case "recherche".
Un bijou.
Très !! Mais ne me demande pas de te le résumer, je l'ai lu il y a quelques temps déjà. read more
on Les Amants du Spoutnik